Bruno, secouriste et volontaire dans l'équipe FIT d'Anderlecht

Le 22 mars, un matin ou les oiseaux chantaient.

J’avais neuf ans, assis devant la télévision. Les images défilaient, les visages étaient graves, et dans la maison régnait une inquiétude que je n’avais encore jamais ressentie. Je ne comprenais pas tout, mais je savais qu’il se passait quelque chose de terrible.

Bruxelles venait d’être frappée !

Ce jour-là, devant ces images, une pensée s’est installée en moi presque naturellement : un jour, je voudrais être de ceux qui aident.

Les années ont passé, et aujourd’hui je suis volontaire dans le secours.

Quand je repense à ces événements, je ressens surtout un profond respect pour les secouristes qui étaient sur place ce jour-là. Leur engagement est devenu une source d’inspiration.

Ces attentats ont marqué notre ville, mais ils ont aussi fait évoluer nos manières d’intervenir. Les procédures ont changé, les équipes se sont préparées encore davantage pour pouvoir répondre, plus vite et plus efficacement, à ce type de situation.

Dix ans plus tard, le souvenir reste douloureux.

Mais il rappelle aussi pourquoi nous sommes là : être prêts à aider des inconnus lorsque tout bascule.

Retour en haut